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LUXE – Le vent de morosité qui souffle sur l’Europe épargne les grandes maisons horlogères qui tiennent cette semaine le Salon international de la haute horlogerie (SIHH) à Genève…

Austérité, quelle austérité ? Le groupe du luxe suisse Richemont, qui détient notamment les prestigieuses marques horlogères Jaeger-LeCoultre, Piaget, IWC, Baume & Mercier, Vacheron Constantin, Officine Panerai, ou A. Lange & Söhne,vient de dévoiler lundi une nouvelle hausse record de 28% de ses ventes de montres au troisième trimestre 2011.

Même tonalité chez le numéro un mondial du luxe, LVMH. Interrogé en marge du salon SIHH dans le quotidien suisse Le Temps, Francesco Trapani, responsable de la division montres-joaillerie du groupe (Bulgari , Chaumet Hublot, TAG Heuer et Zenith), évoque d’ores et déjà un exercice 2011 record: «Sur les neuf premiers mois, notre croissance s’élevait à 26%, et 76% en y intégrant Bulgari. Le quatrième trimestre a été en ligne, même si la base de comparaison était plus difficile».

Exportations record tirées par l’Asie.

Ces belles performances ne sont pas une surprise: dès cet automne, le président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse, Jean-Daniel Pasche, annonçait une année exceptionnelle pour la branche après une hausse de 19,5% des exportations sur les neuf premiers mois de l’année. Il égrenait les nombreux projets d’investissement et d’embauches dans le secteur, comme le doublement de la surface de production et des effectifs de Vacheron Constantin à l’horizon 2020.

A l’heure où l’Europe s’enlise dans la crise et la morosité, une question s’impose: qui a aujourd’hui les moyens de s’offrir ses bijoux de mécanique aux prix exorbitants? Les clients de Richemont sont avant tout asiatiques. Au troisième trimestre 2011, ses ventes ont progressé de 36% dans les pays de la zone Asie Pacifique, Chine et Hong Kong en tête, tandis qu’elles progressaient bien aux Etats-Unis (+23%) et que les ventes européennes résistaient (+16%), dopées par les «achats de touristes».

Les statistiques des exportations horlogères suisses révèlent la même géographie: le boom observé entre janvier et septembre 2011 était largement tiré par la Chine (+ 48%), la Thaïlande (+ 42,8%), la Corée du Sud (+ 33,7%), la Russie (+ 31,3%), voire Hong Kong (+ 28,9 %), première destination pour les horlogers suisses, qui représente un cinquième de la valeur totale des produits écoulés à l’étranger.

A la recherche de nouveaux relais de croissance

Face aux incertitudes que réserve le marché en 2012, les spécialistes de l’horlogerie de luxe affichent un optimisme mesuré et protègent leurs arrières en partant à la conquête de nouveaux relais de croissance… très loin de l’Europe plombée par la crise de la dette.

Mardi, en marge du SIHH, le directeur général de Cartier, Bernard Fornas, a ainsi clairement affiché ses ambitions au Brésil. Avec sa nouvelle fiscalité accommodante pour les investisseurs étrangers et la perspective de la Coupe du monde de football en 2014 et des Jeux olympiques en 2016, le pays offre de belles perspectives. L’Italien Parmigiani a d’ailleurs déjà avancé ses pions en signant en mai dernier un partenariat avec la Fédération brésilienne de football.

Claire Planchard

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