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La plage espagnole, chouchou des touristes étrangers en 2013.

Pêché sur la toile

Madrid – L’Espagne a accueilli en 2013 un record historique de touristes étrangers, assoiffés comme toujours de soleil et de plage, une offre que le secteur souhaite diversifier pour faire découvrir l’intérieur du pays.

«C’est vraiment une année qui donne de l’espoir, après des années plus difficiles», explique à l’AFP Amancio Lopez, président de l’association patronale du secteur Exceltur.

Au total, 60,4 millions d’étrangers ont visité le pays, du jamais-vu, selon les estimations de l’association, qui devraient être corroborées par les données du ministère attendues mardi prochain. «L’année a été franchement bonne», confirme José Luis Mendez, trésorier de la Confédération espagnole des agences de voyages (CEAV), qui calcule un chiffre «proche de 60 millions». Le tourisme est un poids lourd de l’activité espagnole, au coude-à-coude avec l’automobile, chaque secteur apportant environ 10% du PIB.

Sa performance, qui devrait classer l’Espagne comme troisième destination touristique mondiale, est donc une bonne nouvelle pour l’économie, tout juste sortie de deux ans de récession: «nous pensons que le tourisme doit être une locomotive, comme il l’a toujours été, pour contribuer à l’amélioration de l’économie espagnole», assure Amancio Lopez. L’une des raisons de ce succès est l’instabilité en Egypte, en proie à de violents affrontements et manifestations depuis des mois.

Des touristes russes plus nombreux.

Ce pays «a perdu environ 2,5 millions de touristes depuis juin, et curieusement l’Espagne a augmenté de 3 millions ses arrivées de touristes», observe le vice-président d’Exceltur, José Luis Zoreda.

Parmi les premiers visiteurs: Britanniques, Allemands et Français, avec aussi un bond des arrivées de touristes russes, la dépense toutes nationalités confondues atteignant l’équivalent de 45,1 milliards d’euros selon Exceltur. Et «de manière logique, les destinations les plus prisées ont été celles de vacances au soleil et à la plage, alors qu’en échange le tourisme urbain a un peu plus souffert», dit Amancio Lopez.

«Les Allemands et les Anglais sont plus +accros+ aux îles Canaries», au large de l’Afrique, les touristes français vont «surtout dans les environs de la Catalogne», de même que les Russes, qui apprécient aussi les îles Baléares, en Méditerranée, explique José Luis Mendez, de CEAV. Mais ils n’ont guère mis le nez à l’intérieur des terres, où l’on a également pâti d’un autre phénomène: les touristes espagnols sont toujours moins nombreux, dans un contexte de crise et de chômage record (près de 26%).

«La situation a été clairement à l’avantage du tourisme de soleil et de plage, toutefois nous faisons face à des situations difficiles dans les autres zones qui reposent sur le tourisme national et qui n’ont pas pu bénéficier du tourisme étranger», renchérit Juan Molas, président de la Confédération des hôtels (CEHAT). «Il ne faut pas oublier que 70 à 80% de nos visiteurs choisissent les destinations de plage», ajoute-t-il. «C’est le grand défi à relever du tourisme espagnol: pouvoir commercialiser et faire connaître tous les produits touristiques du reste de l’Espagne».

«Dans les villes, les résultats ont été tout sauf bons, à l’exception de Barcelone», détaille José Luis Zoreda, avec «Madrid en bout de file» et plus généralement, «tout le tourisme intérieur a baissé, sauf la Rioja».Cette région viticole du nord du pays, qui s’est justement spécialisée dans le tourisme œnologique, est un bon exemple à suivre, selon lui: «l’Espagne doit croître avec un élément distinctif».

A l’inverse, «une partie de la demande que nous avons reçue d’Égypte, nous l’avons reçue à bas prix», admet-il. Selon Exceltur, une entreprise touristique espagnole sur deux (54,8%) a vu son bénéfice baisser en 2013. M. Zoreda plaide pour une offre de meilleure qualité et plus diverse. «Je crois que l’Espagne a une richesse, non seulement pour le tourisme de vacances au soleil et à la plage, mais aussi le tourisme culturel, gastronomique, de style de vie», à plus forte valeur ajoutée, assure Amancio Lopez.

Même discours chez José Luis Mendez: «il est vrai qu’on nous met dans une case comme un marché surtout de soleil et de plage, mais en réalité il y a un tourisme culturel, gastronomique, balnéaire, rural… l’offre s’étend énormément».

Source : [button link=”http://www.20minutes.fr” style=”info” color=”silver” text=”dark” window=”yes”]20minutes.fr[/button]

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