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Les chewing-gums sont tellement difficiles à décoller que la mairie de Paris a abandonné…

Le chewing-gum laisse sa trace sur les trottoirs du monde

On finit par ne plus les voir tellement ils font partie du paysage urbain: les chewings-gum collés sur les trottoirs dessinent des motifs au sol qui ne sont pas du goût de tout le monde. Dans son documentaire Dark side of the chew, présenté au Festival international du film d’environnement qui débute ce mardi soir à Paris, le réalisateur canadien Andrew Nisker a suivi à la trace nos gommes à mâcher dans plusieurs villes du monde. Partout, le constat est le même: des millions de chewing-gums finissent leur vie sur le trottoir avant d’être nettoyés à grands frais d’énergie, d’eau et d’argent.

A Londres, où Andrew Nisker a rencontré des agents de la propreté, le décollage des chewing-gums  coûte environ 10 millions de livres sterling (plus de 13 millions d’euros) chaque année. Il faut compter trois mois pour nettoyer les quelque 300.000 gommes jetées dans la seule rue d’Oxford Street.  A Paris, «on ne traite pas le problème des chewing-gums car aucune tentative n’a abouti», reconnaît Mao Peninou, adjoint au Maire de Paris en charge de la propreté et du traitement des déchets. «Il faudrait utiliser un jet d’eau chaude à très haute pression et en plus les gratter. Cela coûte très cher, ça gaspille de l’énergie et de l’eau chaude, on y passe une demi heure pour nettoyer 50cm² et, en plus, l’aspect des trottoirs n’est pas mieux après car il reste toujours une tâche… de propre». Les chewing-gums mettent cinq ans à se dégrader naturellement, a chiffré l’Ademe.

L’amende passera de 35 à 68 euros.

Un tableau bien noir pour l’élu parisien, qui explique que des expérimentations menées sur les Champs-Elysées n’ont pas été reconduites. «Les souillures sont renouvelées tellement rapidement,  qu’un mois après le nettoyage, c’est pareil», se désespère Mao Peninou. Seule solution: que les passants arrêtent de jeter leur chewing-gum par terre et les mettent dans les poubelles. «Les amendes pour les chewing-gums et mégots jetés à terre passeront de 35 à 68 euros courant 2015, avertit l’adjoint au Maire. Nous aurons fini de déployer les corbeilles avec éteignoir en juillet, donc nous verbaliserons plus sévèrement les personnes qui jettent sur le trottoir.»

Englués de Singapour à Buckingham Palace.

Les amendes qui pendent au nez des jeteurs de chewing-gums parisiens sont encore modestes comparées à celles qui sont en vigueur à Singapour: on y est passible de 1.000 euros d’amende depuis qu’un chewing-gum collé dans le métro avait bloqué la fermeture des portes. A Mexico, un arbre a été sacrifié pour devenir un support à chewing-gum. Même la reine d’Angleterre est empêtrée dans le chewing-gum: en octobre dernier, une offre d’emploi émanant de Buckingham Palace pour un «décolleur de chewing-gums» abandonnés par les visiteurs indélicats avait fait sourire les tabloïds britanniques.

A Paris, certains aimeraient créer des bornes sur lesquelles on pourrait coller son chewing-gum, avec l’idée de rendre le geste ludique en dessinant des cibles. Pour Mao Peninou, une lueur d’espoir apparaît néanmoins : depuis 2007, la consommation de chewing-gums des Français, qui sont les deuxièmes mâchouilleurs mondiaux derrière les Etats-Unis, est en baisse de 6% environ par an.

Source :   www.20minutes.fr

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