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No wine is innocent !

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Un vin zombie, c’est un vin mort mais qui bouge encore dans le verre. Mort-vivant vicieux, le vin zombie est maquillé, pour paraître plus vif aux yeux du buveur (qui n’irait pas spontanément vers un vin zombie démasqué).

En bref, vous croyez peut-être avoir affaire à un vin pétaradant de vie – mais il embarque en réalité toutes de sortes de poisons et produits chimiques, façon « Re-Animator ».

Des millions de vins « zombie »

Pour être un peu plus concret, voici deux exemples de vins zombies identifiés et largement documentés. Il se trouve que ce sont deux vins parmi les plus courants :

Mouton-Cadet (vin français le plus diffusé dans le monde, avec environ 12 millions de cols – dont 1,7 pour la France – distribués dans 150 pays chaque année) et Baron de Lestac (marque du groupe Castel, dont c’est l’anagramme, et premier bordeaux vendu en France, avec 8,5 millions de cols par an). A la dégustation, on se rend compte que ces deux vins sont maquillés, grimés à grand renfort de produits œnologiques (c’est autorisé, même si on n’en sait rien puisque les producteurs n’ont, pour l’essentiel, pas l’obligation de mentionner ces produits sur l’étiquette – puisés dans un arsenal en comprenant 70).

Ils embarquent aussi chacun, bon an mal an, un certain nombre de résidus de pesticides (ah tiens, c’est autorisé aussi), dont l’un est même interdit en France. Faut-il rappeler que les pesticides ont une toxicité notoire et que l’effet « cocktail », dû à l’utilisation combinée de plusieurs molécules et adjuvants, est encore pire ? Dans le détail, ça donne par exemple :

Pour Mouton Cadet : 14 résidus de pesticides différents (dont de la carbendazime, molécule interdite en France) sur le millésime 2010 analysé par la revue Que choisir.  Pour Baron de Lestac : 14 résidus de pesticides (dont de la carbendazime, molécule interdite en France) sur le millésime 2012 analysé dans le cadre de l’émission « Spécial investigation ».

« No wine is innocent »

Au-delà de la curieuse coïncidence, l’évidence est là : ce sont des vins zombies, bourrés de chimie dès la vigne, pour les tenir sur pattes, et qui nous suçotent ensuite le cerveau en 4×3 depuis leurs panneaux publicitaires. On est encerclés par les vins zombifiés : il y en a des centaines, des milliers d’autres que les deux sus-cités. On les croisera le plus souvent, alignés sous les néons, dans les rayons des supermarchés (lieu de prédilection, CQFD, des zombies).

Heureusement, pour rappel, il existe de nombreuses façons de détruire un vin zombie (ou encore de les éviter, en se rendant chez son cool caviste de quartier par exemple).

Darpardieu

Sources :  rue89.nouvelobs.com

 

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