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Les échantillons de peau, issus de la chirurgie plastique, sont transformés pour être utilisés comme testeurs par les laboratoires…

Toulouse: Une start-up recycle la peau humaine pour faire avancer la science. Pour savoir si leurs crèmes de soins de jour sont efficaces, les laboratoires cosmétiques appliquaient jusqu’en 2013 leurs futurs produits sur la peau… d’une souris. Désormais, c’est interdit. Les expérimentations animales restent pointées du doigt. Une start-up toulousaine a trouvé la solution pour éviter que les rongeurs ne soient mis à mal. Implantée sur le site toulousain de l’Oncopole, Génoskin collecte auprès des cliniques et hôpitaux des échantillons de peau issus de la chirurgie plastique réparatrice, qui s’est développée ces dix dernières années.

Excédents d’abdomens

Ces excédents d’abdomens dont les patients veulent se débarrasser, l’entreprise toulousaine, elle, les recycle.

«Nous isolons des biopsies rondes de 11 mm pour ne conserver que le derme et l’épiderme. Ces kits ont une durée de vie de sept jours», explique Pascal Descargues, le fondateur de la société créée en 2011. Aujourd’hui elle emploie cinq personnes et a reçu de nombreux prix au titre de son innovation.

Cette production atypique atterrit ensuite sur les paillasses des laboratoires cosmétiques, mais aussi pharmaceutiques où ce modèle, appelé Native Skin, sert à tester les médicaments pour traiter les problèmes de peau.

Des modèles pour traiter l’eczéma ou les mélanomes

L’industrie chimique, qui développe entre autres les lessives, sources d’allergies, s’y intéresse aussi. «La peau des souris n’a rien à voir avec celle des humains, la peau artificielle est trop artificielle. Avec le modèle que nous proposons, de nombreuses études sont possibles. Notre objectif est d’arriver à terme à faire survivre ces tissus trois à quatre mois», poursuit Pascal Descargues.

Et de convaincre les laboratoires de changer leurs pratiques, de délaisser les souris de labo au profit de cette alternative. En 2014, Génoskin a fourni 500 modèles à des clients européens. Elle compte doubler ce chiffre en 2015 et développer un modèle «inflammatoire», qui reproduira certaines maladies comme l’eczéma. Mais aussi un modèle «mélanome» pour faciliter les travaux sur les cancers de la peau.

Sources :  www.20minutes.fr

 

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