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Une carte bancaire antipiratage

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Une carte bancaire antipiratage à cryptogramme dynamique.

La carte sans contact ? Déjà dépassée ! La nouvelle super carte bancaire, présentée comme l’arme antifraude en ligne ultime, va bientôt débarquer dans nos portefeuilles, nous annonce Le Parisien. Il s’agit d’une carte équipée au dos d’un mini-écran à cristaux liquides affichant le fameux cryptogramme à trois chiffres, habituellement imprimé dans une case prévue à cet effet à côté de la signature. Et ce code sera « dynamique » : il changera toutes les 20 minutes. L’avantage ? Limiter la fenêtre de tir d’un éventuel pirate.

Cette carte est testée depuis plusieurs mois par la plupart des banques françaises. La BPCE avait par exemple annoncé en mai dernier en « première mondiale » l’expérimentation de la technologie d’Oberthur, appelée Motion Code, auprès de 1 000 clients à partir de septembre :

« Le code de sécurité de la carte étant régulièrement et automatiquement modifié, son usurpation de visu ou lors d’achats en ligne fait donc barrage aux fraudeurs. »

Carte équipée de la technologie Motion Code

Comme l’expliquait il y a quelques mois le blog spécialisé Monétiques, ces nouvelles cartes sont équipées d’un écran LCD (Oberthur précise qu’il s’agit d’un affichage e-paper, comme une liseuse), d’une horloge, d’une mini-batterie et d’un micro-contrôleur (un circuit intégré) qui génère le cryptogramme et l’envoie à l’afficheur. Un serveur d’authentification vérifie ensuite l’exactitude du code généré. L’autre spécialiste de la sécurité numérique, Gemalto, est aussi sur le coup et a annoncé le mois dernier le premier déploiement commercial auprès de BBVA au Mexique.

Ces nouvelles cartes permettront peut-être de créer davantage de confiance pour les paiements en ligne, les Français restant en retard en matière d’e-commerce (55% de la population selon le dernier Baromètre numérique [PDF] du Credoc). Seul problème : cette carte bourrée de technologies est plus chère à produire qu’une CB classique. Qui va payer ce surcoût ? La banque, le commerçant ou le consommateur ?

Carte

Source : l’OBS

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