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La carte qui change le monde

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A Davos, la carte qui change le monde

Davos

La carte de la pénétration d’Internet dans le monde – Forum Economique Mondial

Les réseaux sociaux et « l’ère hyper-connectée », le contenu digital, la fragmentation d’Internet. Des thèmes qui ne sont pas ceux d’une simple conférence sur la révolution numérique. Ces titres proviennent de la page officielle du Forum Economique Mondial, à Davos, en Suisse.

Du 20 au 23 janvier, 2 800 personnalités environ se sont retrouvées dans la station helvétique. Leur but, selon les statuts de l’organisation : « améliorer l’état du monde ». Chaque participant a déboursé environ 60 000 euros afin d’être présent pendant les trois jours.

Vendredi 22 janvier, le compte Twitter (2,79 millions de followers) poste une carte. Elle expose le taux de pénétration d’Internet dans chaque pays. Avec un ordre de grandeur du nombre d’utilisateurs. Objectif atteint pour les PDG à Davos : le monde en est changé.

La Russie. La puissance géopolitique indéboulonnable. Un peu plus et on la raterait sur la carte. Entre 40 et 60 % d’accès à Internet sur le territoire. Et seulement quelques millions d’utilisateurs.

La Chine, malgré sa croissance à « seulement » 6,5% cette année, expose sa démesure. Des dizaines de millions d’utilisateurs, plus que n’importe quel autre pays. Mais pas plus de 40% de taux de pénétration d’Internet. Aucune erreur à signaler, mais plutôt de formidables possibilités d’expansion de l’usage d’Internet.

En Europe, les perspectives sont différentes. L’accès à Internet est élevé. Pas toujours en rapport avec le poids politique. L’exemple des Pays-Bas n’est pas des moindres. Un poids relatif sur la scène européenne, mais un accès à Internet et un nombre d’utilisateurs que ses voisins pourraient lui envier.

N’oublions pas que beaucoup de nations, petits points sur la carte, ont moins de 20% de leur population avec un accès à Internet. Avec parfois des aberrations comme en Amérique Centrale. Entourée par des pays riches, et des pays au développement incontestable, certains patinent sans ouverture sur le numérique. Le Honduras, le Nicaragua, ou le Salvador sont restés dans cette situation.

Après ce tweet, les participants ont interrompu les débats pour une « expérience unique ». Alors que la crise des réfugiés reste un problème majeur, quelques businesswomen et businessmen ont suivi une simulation intitulée : « Une journée dans la vie d’un réfugié, à Davos ».

Préparée par une ONG, elle durait plutôt une heure. Une heure où les participants changent de monde ?

Source : http://rue89.nouvelobs.com

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