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Quels sont les métiers d’avenir ?  

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Adieu mineurs et horlogers, place aux “ergonomes web” et aux “chief happiness”

Par Tiphaine Honoré

En cinq ans, les métiers français ont considérablement évolué au gré du développement technologique, comme en témoignent les offres d’emploi scrutées entre 2011 et 2016 par un site de recrutement en ligne.

Des profils qui disparaissent quand d’autres éclosent. Sur une période relativement courte, s’étalant d’avril 2011 à mars 2016, la plateforme numérique de travail Qapa a observé des mutations importantes dans le paysage des métiers français.

Hormis ceux qui ont disparu tels poinçonneur, télégraphiste ou opérateur d’ascenseur, nombreux sont ceux à prendre également la voie de l’extinction. Ainsi le nombre d’offres de ramoneur a diminué de moitié entre 2011 et 2016, tout comme celui d’horloger. Sans parler de déclin, l’artisanat passe en tout cas de moins en moins par les sites en ligne pour recruter : les annonces de coutelier et de joaillier ont chuté respectivement de 25% et 27% sur la même période.

D’autres professions que l’on croyait oubliées sont au contraire remises au goût du jour. C’est le cas des barbiers, dont le nombre d’offres a progressé de 78% en cinq ans, ou encore des couturières, +11% avec 1 342 annonces publiées.

Chief happiness et ergonome web

Mais la palme des métiers “d’avenir” revient à celui de Chief happiness officer, dont la fonction est d’assurer le bonheur des salariés en organisant des activités ludiques, des formations, des soirées, etc. En cinq ans, les recruteurs ont été dix fois plus nombreux à rechercher ce profil. Les développeurs informatiques et les “community manager” poursuivent également leur course en tête avec 9 102 et 5 319 offres proposées pour ces métiers. Les ergonomes web ont quant à eux de plus en plus d’opportunités avec un nombre d’offres multiplié par deux. Autant dire qu’internet et les réseaux sociaux sont désormais parmi les secteurs dont l’expansion en terme d’emploi est la plus forte.

A noter que les offres d’emploi proposées sur Qapa.fr se concentrent largement dans la région Île de France (81 440 annonces contre 10 800 en Bourgogne par exemple), et correspondent donc à des métiers davantage liés aux services qu’à l’agriculture ou l’industrie, qui peuvent passer par d’autres canaux de recrutement.

Web et numérique

Il n’en reste pas moins que les métiers porteurs à l’horizon 2020 seront liés au web ou ne seront pas, confirme un concurrent de Qapa.fr, CareerBuilder. L’informatique et le numérique, la gestion et la finance ou encore la communication et le marketing font partie des secteurs les plus porteurs ces prochaines années selon le site d’annonces en ligne.

“La mondialisation des échanges et le développement des nouvelles technologies ont bouleversé le monde du travail. Economiques, technologiques, sociétaux ou encore réglementaires, de nombreux facteurs impactent les métiers et leurs évolutions” indique CareerBuilder dans son Livre Blanc des métiers porteurs.

Pour cette plateforme spécialisée dans le recrutement, non seulement de nouveaux métiers vont émerger, mais beaucoup de postes déjà existants vont devoir s’adapter : “Mobilité, réseaux sociaux, Cloud computing, Web 2.0, applications mobiles… Les métiers de l’informatique et du digital figurent parmi ceux qui vont le plus évoluer dans les années à venir.”

Plus d’offres pour les plus qualifiés

Une tendance de fond confirmée par les statistiques de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), dans son étude sur l’Evolution des métiers en France. Au cours des 30 dernières années, l’emploi a ainsi fortement progressé dans la quasi-totalité des métiers les plus qualifiés tout en se résorbant dans les autres secteurs.

“L’emploi a décliné dans certains métiers peu qualifiés de l’industrie et de l’agriculture qui pesaient encore fortement au début des années 1980 (ouvriers non qualifiés du textile et du cuir et agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs, bûcherons notamment), alors que d’autres métiers peu qualifiés du tertiaire ont été très dynamiques (aides à domicile, aides ménagères et assistantes maternelles)”, indique la Dares.

L’étude montre par ailleurs que les effectifs des ingénieurs de l’informatique augmentent particulièrement, de 49 000 emplois environ au début des années 1980 à plus de 350 000 en 2010-2012. Le taux de chômage élevé dans l’Hexagone ne touche ainsi pas tous les domaines avec la même ampleur. D’ici 2022, entre 735 000 et 830 000 emplois seront à pourvoir selon la Dares, et le web au même titre que la santé et les services à la personne devrait se tailler la part du lion, toute proportion gardée.

Ergonomie

Source :   www.latribune.fr

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