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Les océans pourraient accueillir des millions de km2 d’aquaculture

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Une ferme aquacole dans la mer de Barents en russie, le 2 août 2017

Les mers et océans de la planète pourraient héberger près de 13 millions de km2 d’aquaculture et réduire l’insécurité alimentaire, révèle une étude publiée lundi dans Nature Ecology & Evolution.

Selon une équipe de chercheurs américains et chinois dirigée par Rebecca Gentryde de l’université de Californie à Santa Barbara aux États-Unis, 11,4 millions de km2 des océans pourraient être dédiés à l’élevage de poissons et 1,5 million de km2 à celui des coquillages.

A elles seules, ces zones pourraient produire 100 fois plus de produits de la mer que la population mondiale n’en consomme aujourd’hui.

Pour arriver à ces chiffres, les chercheurs ont exclu les zones des océans inadaptées à l’aquaculture, car, par exemple, trop profondes ou déjà affectées à d’autres activités comme l’extraction du pétrole, la navigation ou la protection de la faune et la flore.

A partir de l’observation de 120 espèces de poissons et 60 crustacés, ils ont défini leur taux de croissance, les températures qu’ils peuvent supporter, la concentration en oxygène qui leur est nécessaire ou encore la densité de phytoplancton, pour en déduire la concentration maximale d’animaux marins que les eaux littorales peuvent abriter.

Selon les Nations unies, la population mondiale va passer d’environ 7,5 milliards de personnes actuellement à 11,2 milliards d’ici à 2100, augmentant leurs besoins alimentaires, notamment en protéines animales.

Or « la totalité des poissons sauvages actuellement pêchés dans le monde pourrait être produite sur une zone d’aquaculture de la taille du lac Michigan », notent les chercheurs.

« Presque tous les pays côtiers possèdent un grand potentiel d’aquaculture marine et pourraient répondre à leur propre demande en poisson », déclarent les auteurs de l’étude.

Certes, l’étude met en évidence le potentiel de l’aquaculture (qui fournit déjà près de 50% du poisson consommé dans le monde) mais « les facteurs sociaux, économiques ou encore environnementaux devront être pris en considération », notent les chercheurs qui citent en exemple les problèmes liés à l’alimentation des poissons d’élevages ou encore les coûts du transport des denrées produites.

Dans un commentaire accompagnant l’article, des scientifiques précisent que « même si ces résultats montrent que l’exploitation d’une petite portion des océans permettrait de résoudre partiellement notre défi alimentaire, nous devons examiner attentivement l’impact de la production d’aliments aquatiques sur les écosystèmes et les ressources aquatiques et terrestres ».

Source : www.goodplanet.info

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