Bien être

Boissons énergisantes

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Pêché sur la toile :

Le docteur Frédéric Maton mène depuis un an enquête sur la consommation des boissons énergisantes chez les sportifs de haut-niveau…

Les slogans sont connus de tous, pas forcément leurs effets secondaires. Décriées depuis leur autorisation à la vente en France, les boissons énergisantes n’ont pas levé tous les doutes. Depuis un an, la Société Française de Nutrition du Sport mené une enquête sur leur consommation chez les sportifs. En attendant les résultats, attendus au plus tard pour avril, Frédéric Maton, le président de la SFNS, explique le sens de sa démarche.

Où en êtes-vous de votre étude?

C’est la première fois en France qu’on fait une enquête sur la consommation de boissons énergétiques chez les sportifs. On a récolté plus de 1.500 dossiers. On se rend compte que sur ceux là, il n’y a pratiquement exclusivement que des sportifs de haut niveau. Nous, au niveau de notre réseau, on se rend compte qu’il y a une très forte consommation chez les sportifs. Et qu’il y a une confusion entre boisson énergétique et boisson énergisante.

Quelle est la différence?

Les boissons énergétiques sont adaptées à l’effort. Elles contiennent ce dont a besoin l’homme pour l’effort, à savoir de l’eau, des minéraux, et éventuellement du sucre pour les efforts d’endurance. Les boissons énergisantes sont pour nous une contre-indication. Elles n’apportent que très peu d’eau. Elles sont hyper-sucrées, et pas forcément d’un sucre assimilable à l’effort. Et elles ne contiennent pas de minéraux, notamment pas de sel. Ca entraîne une chute minérale par le rein, d’où un risque cardiaque à l’effort. Et en plus elles contiennent d’autres produits comme de la caféine, de la taurine, qui n’ont aucun intérêt nutritionnel. En plus la caféine est un diurétique. C’est là le paradoxe: on boit des boissons énergisantes pour se réhydrater, mais on boit des boissons qui déshydratent. La déshydratation plus les désordres au niveau des minéraux, plus l’effet excitant, sont trois paramètres susceptibles de perturber la contraction cardiaque à l’effort. Et donc à terme, on ne peut pas exclure une mort subite ou un arrêt cardiaque pendant l’effort.

Avez-vous déjà relevé des cas inquiétants?

Si on interprète à la louche, on voit déjà qu’il y a une très forte consommation des boissons énergisantes chez les sportifs de haut niveau. Par contre on est incapable de dire si le risque est plus fort que chez Monsieur Tout le monde, parce qu’on manque de témoignages de sportifs amateurs. Donc on ne peut pas savoir si le sportif de haut niveau est plus fragilisé par rapport aux messages marketings délivrés par les marques de boissons énergisantes.

Propos recueillis par Antoine Maes

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